Les Sommets de l'Image

L'innovation suffit-elle pour s'adapter au défi du développement durable ?

 
Atelier 1: L’innovation verte: nouveau refuge des valeurs?

Jeudi 18/11/2010 de  11h  à 12h45

 

 A Copenhague ,et pour la première fois les gouvernements et les peuples semblent être convaincus sur la nécessité de lutter contre le réchauffement climatique et de mettre tout en œuvre pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.  Pourtant, le consensus multilatéral paraît de plus en plus difficile à obtenir sur des solutions communes et transversales. Aussi les différents pays semblent considérer que les solutions irréfutables sont les technologies vertes qui font florès. En effet, les « cleantechs » apparaissent comme un nouvel horizon, à la fois salvateur pour la planète économique et la planète écologique, faisant figure de valeurs réconciliatrices. 

 

Mais l’innovation technologique répond elle à tous les défis que l’humanité doit relever au cours de ce siècle ? Est elle une nouvelle Babel, alors que, en même temps, se développent des liens sociaux nouveaux à travers le monde et qu’éclate l’impérieuse nécessité d’une régulation des instruments financiers ?

 

On s’interrogera dans cet atelier sur la pertinence et les risques d’une telle évolution : alors que les méfaits d’un progrès trop prédateur de ressources sont en accusation, sommes-nous capables de mettre le génie de l’invention au service du bien-être ?

Y’a-t-il pour l’humanité de nouvelles lumières vertes ? 

 
Atelier 2: Changement de gouvernance et gouvernance du changement

Jeudi 18/11/2010 de  14h45  à 16h30

  

La valeur-pivot de nos sociétés est-elle en train de devenir le risque ? Les politiques et les dirigeants d’entreprise sont confrontés à la problématique d’un nouveau management de crise.

Le début du XXIème siècle a été jalonné de crises et catastrophes sociales, écologiques, économiques, monétaires, agricoles. Au même moment de nombreux groupes sociaux et quelques gouvernements appelaient à une gouvernance nouvelle, différente, novatrice, désirable.

Cette autre façon de diriger, vivre, progresser s’apparente aujourd’hui plus à une gouvernance de crise plutôt qu’à une gouvernance de prévention des crises. Sommes-nous de façon insidieuse, en train de construire une gouvernance de crise réactive plutôt qu’une gouvernance positive de long terme basée sur l’anticipation ?

Par ailleurs, ne se développe-t-il pas des gouvernances locales inventives et multiformes qui dessinent des modes d’influences qui subrepticement rebattent les cartes des prises de responsabilités ? 

 
Atelier 3: Les nouvelles solutions d’une économie de la contribution

Vendredi 19/11/2010 de  11h00  à 12h45

 

Les innovations, qu’elles soient d’ordre technologique, sociale, juridique, politique ou économique, doivent impérativement être accompagnées de l’assimilation individuelle et collective faute d’être considérées non pas comme des solutions aux crises mais comme des aggravations d’inégalités et des causes de fractures.  Nos sociétés complexes engendrent tensions, malaises et replis, si bien que, pour construire une « complexité positive », il faut favoriser l’économie de la contribution dans laquelle s’articulent les trois niveaux de l’éthique : l’universel, le particulier et le singulier.

Ceci requiert de nous interroger sur la sobriété avant la rigueur, le « long terme » avant l’accélération, l’anticipation avant la réaction.  Ceci exige de penser humanisme et non apocalypse.


Comment orienter la société et l’entreprise vers la réponse à des attentes plutôt que la création de besoin ? Comment innover pour impliquer les parties prenantes dans les processus de décisions, tant au niveau national qu’à celui de l’entreprise.

Comment faire partager par les pays pauvres cette économie de la contribution qui seule peut leur éviter le chaos ? 

 
Atelier 4: L’entreprise dans la cité: confusion des genres, inversion des rôles, ou subsidiarité créatrice?

Vendredi 19/11/2010 de  14h45  à 16h30

 

La séparation entre le secteur public et le secteur privé a été lors des deux siècles derniers la clé de l’organisation sociale et économique. A l’aube d’un nouveau millénaire, s’élève dans la société civile une aspiration au respect de l’intérêt général, la considération du bien public et s’illustre dès lors la nécessité de services collectifs de plus en plus efficaces. Les collectivités publiques, quant à elles, s’appauvrissent, faisant rempart aux crises financières, et peinent à assurer leur rôle. Les entreprises deviennent conscientes de leurs devoirs envers la société civile, au-delà même du cercle de leurs propres salariés. Le développement durable est-il le concept qui favorise et positive cette évolution ?

Comment doit on innover pour concilier intérêt particulier et intérêt général ?

Quelles sont les pistes nouvelles qu’empruntent les pays émergents? Les pays développés, sont-ils capables d’en inventer ? 

 
Conclusion: Le développement durable fait-il émerger de nouveaux politiques?
 
 
Vendredi 19/11/2010 de  16h45  à 17h30
 

Protéger la planète fait consensus, mais on se bat sur la manière de la protéger. Ce combat aujourd’hui est aussi virulent que celui qui opposait les politiques dans le passé sur la manière de garantir les droits sociaux ; mais ce combat ne se gagnera que par la culture du partage, de l’usage et de la nécessaire collaboration

L’imminence, ou l’actualité des catastrophes n’obligent-elles pas à des clivages éthiques plus que politiques ? 

 

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