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Allocution d'ouverture du 7 décembre 2007
Gilbert Blanc-Tailleur, Maire de Courchevel
Monsieur Gilbert Blanc-Tailleur, Maire de Courchevel et Président de l’Association Nationale des Maires de Stations de Montagnes, se réjouit de pouvoir, cette année encore, accueillir les Ateliers de la Terre. Chacun d’entre nous a désormais pris conscience des enjeux liés au développement durable : biodiversité, ressources naturelles, détérioration de la planète sont autant de thèmes qui se sont installés dans le débat en France. Et pas seulement en France : Al Gore et les membres du GIEC ont été élus Prix Nobel de la Paix, pour avoir éveillé les consciences sur les problèmes climatiques.
Le thème des Ateliers de la Terre de cette deuxième édition lui semble particulièrement pertinent, à l’heure où nos décisions d’achat, nos modes de vie et de production ont un impact sur le développement durable de nos pays. L’information de tous se doit d’être claire et pertinente. À ce titre, il souhaite à tous les participants que leurs échanges soient riches et fructueux, et animent leur désir d’agir!
Allocution de Janez Sumrada,
Son Excellence l’Ambassadeur de Slovénie en France
À la veille de l’accession de la Slovénie à la tête du Conseil de l’Europe, Janez Sumrada rend compte du rôle qui incombera bientôt à son pays. Il tient en premier lieu à souligner que si la présidence se veut individuelle dans les textes, elle l’est beaucoup moins dans la pratique tant la collaboration avec les deux autres Etats formant le fameux trio est essentielle. Ainsi, la Slovénie s’est-elle largement entretenue avec l’Allemagne, à la tête du Conseil de janvier à juin 2007, et avec le Portugal, à qui elle succède directement. Le trio établit ensemble un programme, fruit d’une coordination et d’une réflexion commune.
Janez Sumrada souhaite que son pays puisse apporter une forte valeur ajoutée à sa présidence, et ceci dans les domaines précis de l’environnement et du développement durable. Pour ce faire, les problématiques du changement climatique et de la biodiversité seront des priorités.
De plus, de nombreux dossiers sont d’ores et déjà à l’étude, qui visent à rendre l’Union Européenne performante sur ces sujets. Tout d’abord, une directive renouvelée sur le commerce des émissions des gaz à effet de serre va être proposée, après qu’une vaste négociation aura été menée dans l’ensemble des Etats membres de l’Union. De la même manière, un nouveau règlement sur le partage du fardeau de la diminution des émissions de CO2 sera élaboré, en même temps qu’une directive visant à favoriser les énergies renouvelables. Et pour assurer la préservation de la qualité des eaux, une nouvelle directive sera discutée, en insistant sur des standards stricts de qualité.
La Slovénie entend également être très active sur le plan international, en initiant une « diplomatie verte » partout sur le globe. Ainsi, elle suivra le processus de l’après-Bali, en dialoguant plus étroitement avec la Chine, l’Inde, l’Afrique du Sud, le Japon, le Canada, ou l’Australie, dont le tout récent Premier ministre s’est empressé de ratifier le Protocole de Kyoto après avoir été élu. Également, la Slovénie veillera à la mise en œuvre de la Convention des Nations Unies sur le droit maritime, et à la coordination de la 9ème réunion de la Conférence des Parties à la Commission du Développement Durable des Nations Unies.
C’est au prix de tous ces efforts que l’Europe pourra atteindre son « Objectif 2010 », qui vise à maîtriser la dégradation de la biodiversité. La Slovénie prend part à cette ambition et participera à l’adoption des moyens stratégiques qui permettront de répondre aux exigences posées en juin 2006 par le Conseil de l’Europe en Suède sur la mise en œuvre progressive d’une politique de développement durable renouvelée.
Mise en perspective
L’accession d’un Etat à la tête de la présidence du Conseil de l’Europe constitue toujours un moment essentiel de la vie de l’Union Européenne. Pendant six mois et ce depuis le 1er janvier 2006, la Slovénie aura la possibilité d’orienter la construction européenne dans le sens qu’elle souhaite. Et ce sens, c’est visiblement celui d’un développement harmonieux et respectueux de ce qui l’entoure.
Et si c’était aussi cela l’originalité de l’Europe : confier la présidence de cinq cents millions d’Européens à un pays de deux millions d’habitants ?... Une originalité institutionnelle, assurément. Mais qui n’est pas pour rien dans le développement qui se veut durable de l’Europe.
Quant à la France, elle prendra à son tour la tête de la présidence de l’Union Européenne à partir de juillet 2008. Sur les quatre priorités qui ont d’ores et déjà été définies par le Président de la République, deux concernent de près le sujet qui nous préoccupe. Ce sont celles liées à l’énergie d’une part, et à l’environnement d’autre part. Concernant la première, la lutte contre le réchauffement climatique sera mise en avant, ainsi que la promotion de l’énergie nucléaire. Pour la seconde, c’est tout à la fois le problème de la fiscalité écologique, de l’après Kyoto, de la gestion des déchets, de la recherche sur les produits propres ou bien encore la préoccupation de la défense de la biodiversité qui seront étudiés.
Le programme s’avère donc chargé, mais c’est à la mesure de la volonté française de faire de l’Europe la terre du développement durable.
21 juillet 2008
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